Miles Davis Discography

Miles vire électrique – Un voyage qui a changé le monde du jazz pour toujours

Et puis Miles engagea sa musique dans une nouvelle direction et toute l’histoire du jazz s’en trouva bouleversée. C’est en 1968 que le trompettiste choisit de ne plus utiliser dans son orchestre que des claviers électriques, puis bientôt d’y introduire basse et guitare électrique, percussions diverses et clarinette basse pour finalement recomposer totalement sa palette sonore. « Water Babies », paru originellement en 1976 (soit 8 ans après l’enregistrement des séances qui le composent), présente quelques-unes des premières expérimentations de cette nouvelle manière : la musique n’a pas pris une ride. « Filles de Kilimanjaro » est un autre disque de rupture qui marqua le changement de direction vers un univers plus Rock and Roll. « In A Silent Way » s'est aussi imposé comme l'un des albums les plus influents de Miles grâce à l'aspect mélodique et atmosphérique qui adoucit la dimension rock. Mais c’est incontestablement avec « Bitches Brew » que Miles Davis opère sa grande révolution stylistique. En vendant plus de 400 000 exemplaires de « Bitches Brew » dans la première année de sa parution, Miles devient le musicien de jazz le plus célèbre du monde mais aussi le plus controversé. Toutes les grandes stars de la fusion des années 70 sont présentes dans cet album que de nombreux critiques considèrent comme un fossé entre un jazz ancré dans la tradition et une autre forme de musique dérivée du jazz plus hybride et en mutation permanente.
« A tribute To Jack Johnson » est le seul album de Miles totalement sous influence rock. Il a été utilisé comme bande sonore d'un film documentaire consacré à la vie du célèbre boxeur afro-américain. « Live-Evil » est un mélange de séances studio expérimentales et d'un concert donné à Washington, DC. « Black Beauty » et « Live At Filmore » permettent de découvrir le groupe de Miles de l'époque à son apogée en matière d'inventivité et d’intensité, s’engageant sans boussole dans ces zones hybrides entre jazz et rock dont le trompettiste se fait alors une spécialité. « On The Corner » est le disque incontournable avec lequel Miles tente de reconquérir le jeune public noir, qui à cette époque se détourne du jazz. Le disque fait sensation et est très controversé au moment de sa sortie, mais il figure aujourd’hui parmi les œuvres les plus ambitieuses et avant-gardistes du trompettiste, notamment grâce à l’utilisation d’effets sonores comme l’overdub, mais aussi l’usage de boucles rythmiques et de grooves tribaux hallucinatoires, particulièrement propices à la danse. « In Concert », « Dark Magus », « Pangea » et « Agharta » sont des disques enregistrés en live dans lesquels le groupe de Miles offre son visage le plus abstrait et atmosphérique à travers l’utilisation de trois guitares dans de longues improvisations. « Get Up With It » est le dernier album studio de Miles avant sa retraite de 1976 : il contient notamment un magnifique hommage à Duke Ellington.

Bitches Brew Live
Miles Davis Quintet - Live In Europe 1969: The Bootleg Series Vol. 2

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